Est-il judicieux de prioriser la défiscalisation immobilière dans la région d’outre-mer ?

L’acquisition d’un immobilier outre-mer est une solution d’investissement qui séduit de plus en plus d’investisseurs métropolitains actuellement. Toutefois, il tient lieu de noter qu’un investissement immobilier ne peut être gagnant qui si l’emplacement, la fiscalité relative au projet, le prix d’acquisition et la rentabilité locative ne sont favorables aux investisseurs.

Grâce aux taux de défiscalisation bonifiés comparés aux investissements en métropole, investir en territoire outre-mer est particulièrement intéressant en 2017 pour les personnes qui se demandent comment réduire ses impôts.

Quelles sont les lois qui régissent la défiscalisation outre-mer ?

Investir dans l’immobilier outre-mer permettra au contribuable d’obtenir des réductions d’impôt sur le revenu. Depuis 2017, deux lois de défiscalisation coexistent en outre-mer. Il s’agit de la loi Girardin et de la loi Pinel en outre-mer.

La loi Girardin s’applique à tous les permis de construire délivrés avant le 31 décembre 2012. Elle permet à l’investisseur de récupérer sur une durée de 5 ans, une économie d’impôt équivalente à 26 % de la valeur du bien immobilier qui est plafonnée à 2438 €/m².

En contrepartie, l’immobilier devra s’engager à conserver ou mettre en location le bien pour une durée de 6 ans dans des conditions de location plus permissives que pour la loi Pinel.

La loi Pinel en outre-mer offre à l’investisseur une réduction d’impôt d’une hauteur de 23 %, 29 % ou 32 % de la valeur du bien immobilier, et cela, sur une durée de 6, 9 ou 12 ans. En échange de cette réduction d’impôts, l’investisseur devra s’engager à conserver le bien durant 6,9 ou 12 ans et à le louer tout en respectant les plafonds de loyers et des ressources des potentiels locataires.

Le plafond diffère suivant la zone d’investissement choisi par l’investisseur.

Que faut-il savoir avant d’investir en outre-mer ?

Il est dit que la défiscalisation outre-mer octroie un plafonnement plus permissif, néanmoins, prudence est de rigueur. Il faut toujours s’assurer que l’investissement défiscalisant correspond vraiment à la réalité fiscale. D’une part, il faut obtenir la garantie que durant les années de la défiscalisation, l’impôt payé va vraiment au-delà du montant de la défiscalisation.

Si le cas contraire se présente, le différentiel serait nul voire perdu, que l’investisseur a choisi la loi Pinel adoptée pour cette région ou la loi Girardin. D’autre part, il est impératif que l’investisseur respecte le seuil global des niches fiscales qui est établi à 18.000 €. Ce montant est destiné aux investissements en outre-mer.

Un cumul de la défiscalisation est possible, néanmoins, les réductions d’impôt priment sur les crédits d’impôts, ce qui laisse supposer que l’investisseur peut tout de même profiter du plafond préalablement déterminé pour la défiscalisation dans cette région.

Les éléments à vérifier au moment d’investir en outre-mer

Quel que soit le pays outre-mer dans lequel vous souhaitez investir, vous devez vous informer sur la demande locative. Demandez-vous sa réelle existence. Le prix est-il juste ? Telles sont les questions que vous devez poser en priorité.

Pour savoir qu’un prix est juste, il faudra contextualiser le marché et le territoire. Il faudra effectuer un rapport qualité-prix entre les offres de chaque promoteur. Dans le même contexte, il faudra également vérifier la qualité des constructions.